L’avis de Nicola Buchanan sur le capteur connecté Orscana

Dans les écuries de Nicola Buchanan

Traduit de Claire Hubbard

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Si vous arrivez en voiture au milieu de New Forest, au sud-ouest de l’Angleterre, vous aurez peut-être la chance d’apercevoir sur les collines de New Forest quelques petits troupeaux de poneys épars. Mais un instant plus tard, vous êtes soudainement ramené à la civilisation : je suis partie à la rencontre de Nicola Buchanan dans sa propriété près de Ringwood, à la frontière entre le Hampshire et le Dorset, pour parler avec elle de sa carrière et de son utilisation de Orscana.

En m’engageant sur la route principale qui mène chez elle, j’ai été frappée par le calme qui y régnait. Aucun bruit de voiture ne dérangeait la sérénité du lieu. Des chants d’oiseaux et une brise douce caressaient la route. Nicola m’accueillit dans sa jolie cour, souriante comme toujours.

ecuries_stables_dressage_nicola_buchanan_orscanaElle me fit visiter son manège : là encore j’ai été frappée l’atmosphère si paisible. Et quel manège ! Un immense mur de miroirs tapissait le fond, la piste était très belle. « La manège a été construit par l’entreprise d’Harvey (son mari), ce sont eux qui ont conçu la technologie du sol, la technologie xRide », m’apprit-elle. La piste n’avait pas été lissée depuis trois semaines, et clairement, pas un grain de sable n’avait bougé. De quoi rendre  jaloux tout cavalier attentif à la qualité des sols !

Alors que nous passions à côté des paddocks, elle m’expliqua « Ici ce sont les prés d’été des chevaux. Ils sont beaucoup trop boueux l’hiver » Elle ajouta, pointant trois autres paddocks vides « là-bas ce sont mes paddocks d’hiver ».

cheval_horse_dressage_nicola_buchananCes chevaux l’adorent c’est très clair. Dès l’instant où Nicola est rentrée dans le paddock, Paddy (Half Moon Dark Magic) est venu vers elle chercher friandises et câlins. Inquiète de manquer ça, Taylor (St Giles Fairytale), sa jument de six ans, le suivait, encore toute fière d’avoir gagné la veille avec Nicola ses deux épreuves à Cholderton, obtenant les notes de 73,4% et 71,8%.

Alors que nous retournions vers les écuries par le pré elle me présenta, Cosmo, son cinq ans qui marchait à ses côtés. Lui aussi avait brillé la veille en concours obtenant un beau 75%. « C’est un sacré bonhomme celui-là, parfois je me dis qu’il est trop intelligent, tu n’imagines même pas ce qu’il est capable de faire avec sa langue ! » me raconta Nicola en riant.

C’est dans son joli jardin, à l’ombre d’un pommier que Nicola répondit à mes questions après m’avoir offert une tasse de café.

L’interview de Nicola sur le capteur Orscana

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Nom : Nicola Buchanan

Discipline : Dressage

Quelle est la plus belle réussite de votre carrière pour le moment ?

Pour l’instant je dois dire qu’il y en a deux ! La première était d’aller à Saumur en 2007 avec SwithEn’s. La seconde était de gagner le CDI d’Hickstead en 2008 avec Sancerre. C’était la première saison de Grand Prix du cheval et il allait vraiment bien. Remporter cette épreuve c’était vraiment un beau début d’année.

Comment voyez-vous votre carrière idéale ?

J’aimerais beaucoup faire partie d’une équipe représentant mon pays, ma nation, mais participer à un beau championnat de Grand Prix avec mes chevaux me plairait bien aussi. Faire les championnats internationaux indoors, partir faire un grand CDI à l’étranger cet été, et pourquoi pas les JO un jour, ça serait génial, mais ce n’est pas mon but ultime. J’aspire plutôt à devenir une cavalière respectée, tout en continuant d’apprendre et de profiter du sport.

Quel est le cheval qui vous a le plus appris et pourquoi ?

Vous savez, c’est très difficile pour moi de répondre à cette question. Je pense que chaque cheval que j’ai eu la chance de monter m’a toujours appris quelque chose. Comme tous les chevaux sont différents, le nombre d’années passées à travailler avec un cheval importe peu. On pense saisir la bonne sensation, mais en réalité celle-ci sera différente avec un autre cheval puisque chacun d’eaux a ses propres caractéristiques. Mais je dirais qu’en terme d’expérience en compétition, c’est St SwithEn’s et Sancerre qui m’ont le plus appris car c’est avec eux deux que j’ai fait mes premiers Grand Prix. C’est vraiment difficile de tout résumer en un cheval ! Je suis toujours en train d’apprendre et je continue à faire des progrès encore aujourd’hui !

Quelle est votre plus belle expérience en concours ?

J’ai déjà mentionné Saumur et Hickstead mais une autre belle expérience était de monter à Olympia en 2006. C’était vraiment un beau défi. Monter là-bas, c’est tellement spécial, l’ambiance est très sympa. C’était une épreuve qualificative pour la coupe du monde de dressage, c’était incroyable de participer à quelque chose de si unique.

Quelle a été votre pire expérience en concours ?

C’était un concours international à Fry dans le Yorkshire. On a mis 7 heures pour y arriver et je pense que j’ai été éliminée 30 secondes après le salut ! Mon cheval s’est mis debout, il n’écoutait plus, je me souviens qu’il y avait énormément de vent, les bâches claquaient, c’était juste trop pour lui, donc voilà, retour à la maison. Je pense que ça m’a coûté 500 pounds pour 30 secondes entre le prix de l’engagement et le coût du voyage. Mais bon, il y en a eu bien d’autres des mauvais concours où on se fait éliminer…

Pourquoi utilisez-vous Orscana ?

Apprendre, c’est vraiment quelque chose qui compte pour moi, et cela implique aussi d’adopter les innovations. Orscana, c’est une technologie qui m’aide à connaître mieux mes chevaux : plus je les comprends, et meilleur est notre complicité. Ça serait absolument impossible de mesurer leur mouvement ou leur température correctement sans ce capteur.

Comment utilisez-vous Orscana ?

J’utilise Orscana pour mesurer leur confort, pour vérifier s’ils n’ont pas trop chaud. Utiliser Orscana m’a vraiment ouvert les yeux ! Je les couvrais beaucoup trop. Je peux aussi regarder ce qu’ils font pendant la nuit. Par exemple s’ils ont beaucoup dormi, je travaillerai moins fort le lendemain parce que j’ai remarqué que leur activité la nuit était très liée à leur travail de la journée.

L’utilisation d’Orscana a-t-elle modifié vos habitudes ?

J’ai arrêté de trop couvrir mes chevaux ! Maintenant je suis super forte, j’ai arrêté de penser que parce que j’avais froid, mes chevaux aussi. Je les couvrais beaucoup trop. Et j’ai remarqué des changements dans la concentration et l’attention de Paddy depuis qu’il n’a plus trop chaud. On fait tous ça, sans exception, on se fie à notre propre confort. Les gens ne comprennent pas que le cheval a un système de thermorégulation très différent du nôtre. D’ailleurs, ce serait une belle idée d’article dans Horse & Hound de montrer les différences entre les hommes et les chevaux.

Nous remercions chaleureusement Nicola de nous avoir accordé un moment dans son emploi du temps chargé par l’entraînement de ses chevaux et ses cours, et de nous avoir livré son expérience en nous présentant sa jolie propriété et ses chevaux exceptionnels.